Du poste vers le studio
Du poste vers le studio, l’inquiétude m’accompagne. La qualité du son, la pertinence des réponses de l’invité… autant de questions dans ma petite tête.
Le studio de la rédaction, c’est le lieu des entretiens. Mais pas seulement. C’est aussi là où l’on compose avec les humeurs d’hommes et de femmes inconnus, où l’on affronte les lacunes et les imprévus. Par moments, on s’attarde plus longtemps, perdu dans ses pensées.
Le stress est aussi là. Il arrive même qu’on ait chaud, même sous la clim. On absorbe mille histoires, des récits, des analyses, des explications. Et des silences.
Parfois, on reçoit plus que prévu : un trop-plein d’informations qu’il faut dompter. Les minutes, les secondes, deviennent un adversaire. On coupe. On trie. On polit… pour offrir le meilleur à l’auditeur.
Mais il arrive aussi qu’on reçoive moins, bien moins. On cherche à arracher ce « quelque chose » qui fera vibrer l’antenne et donnera du sens aux propos.
La radio est passion. Mais la radio, c’est aussi une pression.





