6 May 2026

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Interview : Partenariat ICS – Mairie Darou Khoudoss, tout dans le noir

Interview : Partenariat ICS – Mairie Darou Khoudoss, tout dans le noir

Harouna Thioune, conseiller municipal à la commune de Darou Khoudoss est chargé des relations avec les entreprises minières. Dans cet entretien, il revient largement sur la présence des ICS dans sa commune et fournit des informations sur l’état actuel des rapports entre la collectivité territoriale et les Industries Chimiques du Sénégal.

Comment appréciez-vous l’implantation des lCS dans votre commune ?

Harouna Thioune : Darou khoudoss est la commune la plus minière au Sénégal parce que nous abritons une mine de zircon, ensuite l’exploitation du phosphate, en plus d’une vingtaine de carrière. Nous sommes donc une zone minière et l’impact économique des entreprises d’exploitation se fait sentir. On les considère déjà comme un mal nécessaire. Ces sociétés sont certes pourvoyeur d’emplois, elles font bouger les activités économiques et favorisent la poussée démographique. En plus, elles sont sources d’attraction et ont participé à faire de notre village une grande collectivité. Mais n’empêche, nous subissons les externalités négatives de leurs activités.

Quels sont vos points de vue sur les conséquences de l’exploitation du phosphate sur la vie économique de vos communautés?

Harouna Thioune : En fait c’est très complexe. Nous on est venu en 2014. Nous avons trouvé ses entreprises sur place dont les ICS qui sont là depuis 1959. Nous ignorons les tenants et les aboutissants de leurs installations. L’étude d’impact environnemental ne nous a pas été présentée.

Donc il nous est très difficile d’aborder certains sujets mais néanmoins nous jouons au garde. Nous nous considérons déjà comme une structure de veille et nous les appelons toujours à des discussions. Nous sommes en train de travailler avec eux sur le social, sur l’emploi des jeunes et sur beaucoup de choses. Mais nous n’avons pas de protocole ni de contrat ou des pactes qui ont été signés.

Sans protocole ni contrat, comment se fait la collaboration avec les ICS dans ce cas ?

Harouna Thioune : Nous n’avons pas trouvé de protocole d’engagement. Tout ce que nous faisons, c’est travailler avec eux dans le noir, souvent c’est la responsabilité sociétale d’entreprise qui fait foi et c’est à eux même de proposer. Il est clair que nous avons des aspirations, c’est sur le terrain même que nous les appelons à chaque fois de venir qu’on s’assoie sur une table, créer un cadre de concertation qui pourra puiser à partir de notre PLD (Plan local de développement, note) ou de notre plan d’investissement. L’ensemble de nos priorités qui ne sont pas prises en compte par nos maigres budgets. Malheureusement, on n’arrive pas à avoir ça.

Quels sont les domaines où ICS vous appuient ?

Harouna Thioune: Depuis le temps de la compagnie sénégalaise de phosphates de Taiba de 1959, il y a la création d’écoles primaires, de postes de santé. Il y avait des subventions pour les écoles entre temps, il y a eu la récapitulation avec la crise qui a traversé cette entreprise, ce qui l’avait plongé déjà dans le désastre, presque une faille et à la reprise nous avons

La responsabilité sociétale d’entreprise se fait sentir actuellement dans les jours ou nous sommes, parce que nous les avons vu actuellement travailler au niveau du poste de santé, nous les avons vu appuyer le sport,la santé, l’éducation et c’est des choses sur lesquelles on les attendait.  C’est ça qu’on voulait à un moment. Mais c’est pas encore concerté parce que c’est eux qui décident là où ils veulent faire leurs actions. Alors que nous connaissons mieux nos principales préoccupations et nos problèmes donc on doit s’asseoir pour leur dire voilà nos priorités. C’est ça qui manque pour le moment.

L’Etat du Sénégal a prévu avec le nouveau code minier les fonds d’appui et de développement local. Recevez-vous ces fonds?

Harouna Thioune: Nous avons salué à sa  juste valeur la mise en place du nouveau code minier de 2016, qui a conféré beaucoup d’avantages aux collectivités territoriales mais malheureusement ces fonds ne sont pas encore captés. La première répartition à été tellement houleuse parce que ça était basé sur des critères démographiques. Ce qui n’était pas avantageux pour nous en tant que collectivité territoriale parce qu’on avait vu que presque une commune comme Thiès, qui n’avait même pas de mine, a récolté plus que la commune de Darou khoudoss. Cette situation est dûe au critère de répartition, qui se basait sur la démographique et la commune de Thiès était plus peuplée que la nôtre. Donc en se basant sur les critères démographiques, Thiès récoltait plus de fonds que nous (Darou Khoudoss, Note). Mais après, on s’est battu avec le soutien de la société civile et c’est alors qu’ils se sont basés sur les critères d’impact.  La répartition de 2019 nous a donné 106.000.000 sur les papiers et 206.000.000 en 2020. Mais jusqu’à présent nous n’arrivons pas à mettre la main sur ces fonds. On a fait les démarches, on a crié dans les radios et tout, les entreprises ont versé mais le blocage c’est du côté de l’Etat. C’est l’Etat qui n’a pas encore versé les fonds aux collectivités territoriales.

Qu’est-ce qui explique ce retard selon vous ?

Harouna Thioune: On est ces fonds que de nom. C’est le code minier de 2016 qui n’est pas encore carrément acté. Son  application tarde à se faire, parce que aussi il y a la redevance superficielle qui doit être payée avec 0,7 % du chiffres d’affaires des entreprises d’exploitation. Tous ces fonds là nous les attendons et voilà des années, nous les incluons dans nos budgets et à la fin de chaque exercice c’est des déceptions.

Qu’en est-il de l’emploi des jeunes ? Avez-vous des politiques pour encourager ICS à recruter les jeunes de vos localités en priorité ?

Harouna Thioune: C’est le même problème. Le même constat : une ville comme Darou khoudoss ne devait pas voir une grande partie de sa population être au chômage. Nous les avons appelés à chaque fois parce que quand tu es une entreprise, tu tires profit, tu exploites les ressources, bien que les ressources naturelles appartiennent au peuple, tu dois participer à la formation de sa population pour les métiers du tertiaire.

Si ICS veut aider aider notre population, il ne faut pas se baser sur les postes qui cadrent à leurs profils car sinon ils iront chercher ailleurs. Ils doivent participer à leur formation. Ceci pourrait nous aider à apaiser le climat social en termes d’emploi, mais aussi aider les populations à subvenir réellement à leurs besoins sociaux. voilà le terrain sur lequel on attend ces entreprises, on a beaucoup parlé avec eux.

Quelle doit être la responsabilité de l’État pour réguler à ce niveau ?

Harouna Thioune: Au niveau de l’administration locale, l’Etat a essayé de faire parce qu’il y a une commission de présélection au niveau local et à chaque fois que le besoin se fait sentir dans une entreprise minière, l’appel est lancé et on dégage le profil du poste demandé pour que nos enfants, nos jeunes qui sont là postulent et souvent aussi la réponse n’arrive pas. Souvent on ne nous revient même pas pour nous dire qui a été pris. Toujours les jeunes sont là à attendre et qui ne seront jamais appelés , y’a aussi des choses à revoir, bien que nous saluons l’initiative de mettre sur place la commission de recrutement et que les entreprises y adhèrent parce que ICS a adhéré tout récemment et à fait quelque offres et nous attendons certaines entreprises dans cette aspect là,mais aussi matérialisée la chose pour qu’il est beaucoup plus de transparence dans le gestion des emplois.

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